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C’est l’histoire d’un Eden pour artistes, à vingt kilomètres de Marrakech. On l’appelle Jardin Rouge. Des formes, des couleurs et des objets étranges y ont élu domicile à l’ombre des oliviers majestueux, transformant la pelouse en un drôle de musée à ciel ouvert où se baladent des ânes, des paons, des lapins et des poules. Quelque part au beau milieu de cet écrin merveilleux, à l’abri du reste du monde, on découvre une paisible maison ocre et labyrinthique aux faux airs de village. Elle est protégée de la chaleur par ses moucharabiehs, les feuilles des arbres et quelques patios ombragés. Ses portes sont grandes ouvertes, il n’y a pas un bruit, si ce n’est celui des oiseaux et la mélopée de la fontaine. C’est ici, au cœur d’un petit paradis de calme et de lumière, qu’Olivier Dassault a trouvé son nouveau terrain de jeu visuel. Un coup de cœur, une inspiration et une respiration pour cet amoureux d’abstraction.

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Jusqu'au 20 novembre 2016, l'espace d'Art Contemporain de la Fondation Montresso* présente "FOCUS" une exposition de photographies grand format d'Olivier Dassault sur le site du Jardin Rouge à Marrakech. Ce « Focus » est une toile de fond où la lumière rencontre de singuliers objets au profit de formes abstraites et intrigantes repérées sur les murs et les objets. Olivier Dassault s'est inspiré de ce village d'artistes pour créer de nouvelles oeuvres et rendre un hommage personnel au street art. 

AU NOM DES ARTS L'HUMANITÉ EN MOUVEMENT

"L’exposition est un hymne au dialogue, entre ceux qui résistent pour créer
et celui qui crée pour rester libre ! Taggés par la main des hommes, les murs ne font pas que murmurer. L’artiste nous révèle toute l’humanité qui s’y exprime. 
Au Jardin Rouge, lieu des grands espaces, théâtre en plein air, culte de l’inspiration,
Olivier Dassault a volontiers fait le choix d’y développer des oeuvres
à hauteur d’hommes, aux formes parfois inattendues, pour créer une nouvelle réalité,
aussi généreuse que le Maroc, pays qui l’accueille.
"

JACK LANG, Ancien Ministre de la Culture
Président de l'Institut du Monde Arabe.

Depuis 2007, la fondation Montresso, créée par un passionné d’art contemporain, Jean-Louis Haguenauer, accueille à Jardin Rouge des artistes en résidence dans ce lieu somptueux et encore confidentiel. Ils sont peintres, street artists, photographes. Il arrive aussi que des écrivains, des cinéastes viennent y poser leurs valises, le temps de quelques jours… Il faut dire que l’endroit est surprenant. Ici, le grand salon jouxte un atelier où s’activent des graffeurs derrière leurs masques à gaz, là un bureau s’ouvre sur une cour carrée où cohabitent une curieuse vache en céramique et une voiture plantée… sur le toit ! Tandis que de l’autre côté du mur de la cuisine, les spécialistes maison s’activent pour peaufiner le vernis des tableaux qui seront au cœur de la prochaine exposition.

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"Collectionneuse d’art et mécène avec mon mari Georges,c'est par une journée ensoleillée
d’avril 2015 que j'ai fait découvrir cet endroit extraordinaire à Olivier.
J’assiste alors en direct à un véritable coup de foudre. Enthousiaste, il mitraille à tout va, très inspiré
par la magie du site. Devenu un lieu culturel très vivant, Le Jardin Rouge développe
une programmation ambitieuse d’expositions temporaires. Le décor peuplé de sculptures,
de peintures, est inouï, l’ambiance unique.
"

CAROLINE JOLLÈS

En amoureux du lieu, avec son œil malicieux, Olivier Dassault s’est baladé dans cette galaxie étrange où convolent de célèbres artistes internationaux issus du street art. Parmi eux, Benjamin Laading, Cedrix Crespel, FENX, David Mesguich, Ceet, Yuri Averin mais aussi Reso, Kouka ou encore les Tats Cru. En curieux, il a revisité leur travail et enquêté sur les empreintes – peintures murales, sculptures – qu’ils ont disséminées dans les moindres recoins de Jardin Rouge. Il s’est aussi laissé surprendre par tout le reste : traversant en long et en large cet endroit avec son chapeau et son fidèle Minolta XD7 en bandoulière. A la recherche de ses fresques murales, de ses espaces vides ou pleins et de ses angles les plus secrets et les plus singuliers où cohabitent des jeux de matière, de géométrie, d’ombre et de lumière. « Beaucoup de gens passent à côté de paysages, d’objets, de formes et ne pensent pas à regarder. Je ne sais pas si j’ai un œil… Je crois plutôt que c’est une déformation. Qui parfois entraîne des frustrations inouïes quand l’appareil photo n’est pas près de vous ! »

"Son négatif est une matière vivante sur laquelle
il écrit et sculpte avec la lumière, au même titre qu’un mur ou une toile de peinture.
"

JEAN-LOUIS HAGUENAUER,
fondateur de Jardin Rouge

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Depuis 30 ans, Olivier Dassault se passionne pour la surimpression des images à la prise de vue. Une technique photographique et artistique dont il est devenu l’un des rares spécialistes et qui remonte à son vieil amour… l’aviation. Parmi les nombreuses cordes à l’arc d’Olivier Dassault, il y a l’amour de l’air et du pilotage. La surimpression fonctionnant alors, sans trucage, comme une figure de voltige, une rotation artistique vers l’horizon depuis le ventre du boitier vers la tranche et jusqu’au dos, autour d’un axe de roulis… En jouant sur la perspective, les nuances chromatiques, les effets de mouvement et de lumière sur la pellicule argentique, il s’intéresse à des détails, des motifs et des illusions d’optiques pour façonner des instantanés singuliers. Exploitant tout le potentiel du film – merveilleuse matière vivante – au profit de ses créations. Au milieu de nombreux grands noms du street art, il s’est, confie-t-il, « retrouvé dans son élément. »

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Jean-Louis Haguenauer est le fondateur de l’oasis de Jardin Rouge. Collectionneur érudit, il baigne dans le street art depuis des années et s’efforce de mettre à disposition des artistes qu’il défend des moyens techniques et matériels. Il raconte sa rencontre avec l’univers d’Olivier Dassault : « J’ai découvert pour la première fois le travail photographique d’Olivier chez Opera Gallery, rue du Faubourg Saint Honoré à Paris, où plusieurs street artists que nous aidons dans leurs productions étaient exposés. Au même titre qu’eux, Olivier Dassault développe une pratique qui repose sur l’assemblage et la recomposition photographique d’éléments divers, récupérés dans la nature, dans la rue, sur des murs, des supports divers, des objets à l’abandon. Et je me suis rendu compte qu’il y a plus qu’une coïncidence entre le monde du street art et son monde photographique. » Quand il a découvert pour la première fois les images qu’Olivier Dassault a prises au sein de Jardin Rouge, à travers ses ateliers, ses inscriptions, ses fresques débordant de couleurs, Jean-Louis Haguenauer se souvient : « Il y a vu une foule de détails dont nous n’avions pas idée. Son négatif est une matière vivante sur laquelle il écrit et sculpte avec la lumière, au même titre qu’un mur ou une toile de peinture. »

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Pour Christophe Genin, professeur en philosophie de l’art et de la culture à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, « le street art a rendu familiers les surimpressions et surcharges, les coulures et déchirures, les débordements et décadrements, annoncés, déjà, par l’abstraction lyrique, l’art brut de Dubuffet, la photographie humaniste de Brassaï ou encore les Nouveaux réalistes tels que Villéglé. Il a développé une contre-esthétique du palimpseste, du chantier et de la friche, investissant les potentiels des territoires indéfinis et désaffectés. Il a fait de l’abandon un motif de retrouvailles. Il a converti les marges négligées en centres d’intérêt. » A de nombreux égards, c’est cette vision et ces racines qui guident le regard d’Olivier Dassault et son voyage sur le négatif. Ses inspirations ? « J’ai eu la chance de découvrir à Jardin Rouge le travail de deux artistes qui m’inspirent à la fois en tant que spectateur et photographe : Kouka et Reso. L’un travaille sur des palissades de bois où il appose ses désormais célèbres guerriers Bantus. L’autre sur des supports étonnants tels que la toile de jute ou des cubes de métal compacté. Je trouve cela magnifique et très intéressant au plan artistique. »

Chez Kouka comme chez Reso, les supports sont aussi, au même titre qu’un film argentique, des matières sensibles à déconstruire et recomposer. Quand les uns tracent des lignes et des messages au feutre, au pinceau ou à la bombe, l’autre utilise la lumière, les secrets de la camera obscura. Le street art est bien un témoignage de surimpression. « Par dessus », on compose, on superpose, on déconstruit et on recrée. Ce dont est aussi capable la photographie.

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"Pourquoi ce chemin plutôt que cet autre ? Où mène-t-il pour nous solliciter si fort ?

Quels arbres et quels amis sont vivants derrière l’horizon de ses pierres, dans le lointain miracle de la chaleur ?
Nous sommes venus jusqu’ici car là où nous étions 
ce n’était plus possible.
On nous tourmentait et on allait nous asservir. 
Le monde, de nos jours, est hostile aux Transparents.

Une fois de plus, il a fallu partir... Et ce chemin, qui ressemblait à un long squelette,
nous a conduits à un pays 
qui n’avait que son souffle pour escalader l’avenir.

Comment montrer, sans les trahir, les choses simples dessinées entre le crépuscule et le ciel ?

Par la vertu de la vie obstinée, dans la boucle du Temps artiste, entre la mort et la beauté."

RENÉ CHAR

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Jean-Louis Haguenauer complète : « Olivier s’amuse avec ces éléments de fond, il les recycle, les recompose, les réassemble. Il en fait son œuvre tout en rendant hommage à tous les autres. Ce qui serait amusant c’est qu’un jour ses compositions, que nous accrochons ici, puissent, à leur tour, servir de “toile” à des street artists, bouclant la boucle. Il y a chez Olivier Dassault un potentiel pour imaginer d’intéressantes collaborations entre image et peinture. » En créant des ponts entre plusieurs médiums, les photos d’Olivier Dassault reflètent toutes sortes d’impressions, de sensations, d’atmosphères qu’il est souvent le seul à capter. « Quand il photographie le détail d’une sculpture, un tag, un rayon de lumière sur un abat-jour ou l’angle d’un mur, il est le seul à savoir pourquoi il le fait. Je crois que c’est ça le propre d’un artiste… Ceux qui prétendent laisser faire le hasard et “voir” ensuite, n’en sont pas. » Mais il y a autre chose, nous raconte l’hôte de la fondation : « Comme beaucoup d’artistes d’avant-garde, on peut difficilement juger des auteurs tels qu’Olivier sans s’efforcer de comprendre ce qu’ils font. C’est aussi l’objectif de cette exposition que nous organisons. »

 

 

Les photos d’Olivier Dassault, inspirées des secrets de Jardin Rouge sont exposées pour la première fois, en grand format, au cœur du lieu, dans un nouvel espace dédié à l’art contemporain. L’exposition s’appelle « Focus ». Elle raconte l’histoire d’un coup de foudre.

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Stèle

Syntonie

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CRÉATION
DE LA FONDATION
MONTRESSO*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

500 œuvres 
dans le fond permanent

LA RÉSIDENCE
ARTISTIQUE 
JARDIN ROUGE
PREND NAISSANCE
À MARRAKECH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 artistes en résidences
et 
6 évènements par an 
au Jardin Rouge

OUVERTURE
D'UN ESPACE 
D'EXPOSITIONS D'ART CONTEMPORAIN
À MARRAKECH 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 expositions monumentales par an dans l'espace de la Fondation 
2 rendez-vous d'artistes invités et
1 exposition XXL des artistes
de Jardin Rouge

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